"Montanha évoque des échos lointains de Pasolini et de Pedro Costa, des souvenirs de la nouvelle vague chinoise, des images mentales de Goodbye South, Goodbye (Hou Hsiao-hsien) ou de Plaisirs inconnus (Jia Zhangke), tout un cinéma laconique et sensuel de la jeunesse érotisée des quartiers populaires, de l’ennui urbain, de la mélancolie estivale, de la fatigue de vivre, de la douleur de quitter l’enfance et d’aborder l’âge adulte sans boussole.
Comme ces films cités, Montanha ne vrombit pas d’une dramaturgie trépidante mais procède par ellipses, silences, trous du récit et suggestions, par imprégnation progressive, infusion lente, immersion irrésistible, telle une plante grimpante, un virus de plus en plus contagieux, un élixir puissant et concentré. Au bout d’un moment, on est contaminé, conquis, sous l’emprise de ces songes de nuits d’été, de leur rythme torpide, de leur beauté vénéneuse.
David suit le trajet difficile de la sortie de l’enfance mais plus il perd, plus le spectateur gagne, s’attache à ce gamin, à son environnement et au regard que Salaviza porte sur lui. Car si le scénario est contre David, le cinéaste est toujours magnifiquement avec lui. Montanha nous rappelle que le cinéma peut aussi faire le même effet qu’une délicieuse maladie, qu'un film peut susciter une addiction aussi âpre que suave."
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Serge Kaganski
de
Les Inrockuptibles
"Ontem Veneza ficou congelada. Esse é o termo, congelada. A escalada de João Salaviza pelos socalcos da montanha da adolescência é do melhor cinema que o festival tem visto. É também dos mais belos e comoventes filmes portugueses dos últimos anos, a confirmação de um grande cineasta."
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Rui Pedro Tendinha
de
Diário de Notícias
"La mise en scène saisit ainsi avec une impressionnante sensualité la vie de David, ce nouveau desdichado, jeune prince inconsolé d’un Lisbonne moderne aux espoirs abolis."
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Juliette Goffart
de
Critikat
"L’intense émotion contenue dans les événements n’éclate pas à même la vie de David. Ce n’est pas le personnage qui l’éprouve, mais c’est le plan, c’est le film. Montanha est saturé d’émotivité."
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Luc Chessel
de
Libération